|
PRATIQUE DU SPORT PENDANT A GROSSESSE.
Docteur Ivan PROTHOY
La grossesse sans complications ne contre indique en
rien la pratique d’une activité physique. Les bénéfices du sport sont
nombreux dans ce cadre :
• Diminution de la prise de poids
• Diminution de la fréquence et de l’intensité du mal de dos
• Diminution des problèmes veineux (jambes lourdes, varices…)
• Diminution des douleurs abdominale et pelviennes
Si la première partie de la grossesse crée des conditions
favorables à la performance physique (augmentation du volume sanguin
et de VO2 max), le troisième trimestre est plus délicat en raison de
la modification du centre de gravité, de l’hyperlaxité ligamentaire
et l’instabilité articulaire liée à l’imprégnation d’hormones, de l’hyperlordose
(creusement de la cambrure lombaire), si bien que les sports debouts
deviennent pénibles.
Les sportives de haut niveau ayant maintenu un entraînement
jusqu’à 15 jours avant l’accouchement ne présentent pas de modification
du poids du nourrisson ou d’avancement du terme.
Quels sports pratiquer ?
Les sports à risque de traumatisme (lutte, boxe, ski nautique ou alpin,
équitation, …) doivent être évités, de même que la plongée sous marine.
La marche, l’aquagym, le vélo d’appartement, la musculation sans excès
sont en revanche conseillés. Jogging, ski de fond, tennis, golf pratiqués
sans objectifs de compétition ou de performance sont aussi conseillés.
Quelle intensité ?
On ne doit pas dépasser 60/70% de la fréquence cardiaque maximale, c'est-à-dire
que l’on doit être en mesure de parler couramment durant l’effort, sans
essoufflement. Il faudra toutefois penser à une bonne hydratation et
éviter l’altitude supérieure à 1800 m.
Et après l’accouchement ?
Après 15 jours de repos, une reprise progressive est conseillée, ce
qui diminuera les risques de dépression, de surpoids persistant. L’incontinence
urinaire d’effort n’est pas plus fréquente en post accouchement chez
la femme sportive que chez la sédentaire. Enfin, le sport ne modifie
en rien la qualité de l’allaitement.
|