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EPIDEMIOLOGIE DU SKI ALPIN Docteur Ivan PROTHOY
Le ski alpin, avec plus de 8,5 millions de pratiquants
en France par an, est devenu l’un des sports les plus répandus en France
durant l’hiver. Quarante trois pour cent des Français déclarent faire
du ski alpin en hiver. Cet engouement pour un sport de plein air effectué
dans un cadre souvent somptueux, évocateur de détente, de liberté, de
sensations parfois extrêmes, ne doit pas faire oublier la nécessité
d’entretenir un profil physique minimum permettant de chausser sa paire
de skis sans risques. Nombreux sont ces vacanciers qui oublient qu’un
entraînement régulier, une alimentation et une hydratation fractionnée
dans la journée, un sommeil suffisant, sont des facteurs indispensables
à la recherche de la performance, tout particulièrement chez le sédentaire.
1. Les contraintes Au niveau du membre
inférieur, le pied chaussé sur la planche de ski par l’intermédiaire des fixations
représente un couple de torsion énorme, d’autant plus important que le ski est
long et que la chaussure est surélevée (mode des skis paraboliques à « taille
de guêpe »). De plus, les chaussures actuelles, rigides, remontent souvent jusqu’au
tiers supérieur de jambe, d’où une transmission directe des efforts sur le genou.
Lors d’un mouvement forcé, le déclenchement des fixations n’est pas toujours effectif,
et les structures ligamentaires du genou sont soumises à rude épreuve. Par
ailleurs, la conception des chaussures modernes, plus agressives du fait d’une
rigidité accrue et d’une tige remontant haut sur la jambe, oblige à maintenir
une flexion constante du membre inférieur, qui sollicite de façon importante des
muscles de la cuisse en course nulle ou excentrique. Enfin, il nous faut évoquer
le problème du surpeuplement des pistes à certaines périodes, de telle sorte que
le bol d’air se transforme parfois en bain de foule. Les pistes de ski sont
de plus préparées et nivelées avec le plus grand soin, autorisant les skieurs
de niveau moyen à évoluer à des vitesses élevées. Ces deux facteurs sont responsables
ces dernières années d’une évolution considérable de la morbidité (et de la mortalité)
par collision à haute vitesse, source de polytraumatismes proche de ceux rencontrés
dans les accidents de la route. 2. Répartition des traumatismes (cf.
graphiques 1 et 2) 
Le relevé
épidémiologique de l’association des médecins de montagne met en évidence une
incidence de lésion de 2,5 accidents pour 1000 skieurs/jour. Si ce chiffre a été
divisé par 3 en 30 ans, il ne doit pas occulter la gravité croissante des lésions,
tant sur le plan du pronostic vital que fonctionnel. Ainsi, dans les années
60-70, les fractures de jambes étaient extrêmement fréquentes. Dans les années
80, les traumatismes sont devenus plus graves, amenant souvent une sanction chirurgicale.
Sur une étude portant sur la saison 97-98, incluant 28555 blessés, les lésions
les plus fréquemment rencontrées étaient les entorses (42%), souvent graves, et
les fractures (19,8%), suivies par les contusions (15,6%). On note tout de même
2,3% de traumatismes crâniens dans la série, ce qui est loin d’être négligeable.
Le genou est l’articulation la plus fréquemment atteinte (de 33% à 49% selon
les études). Les entorses y sont extrêmement fréquentes, et les entorses graves
avec rupture d’un ligament croisé apparaissent presque une fois sur deux.
• La rupture du ligament croisé antérieur, indispensable à la stabilité du
genou, représente 9,2% du total des accidents chez l’homme, et 20% chez la femme.
Les fixations de ski sont souvent mises en cause, soit du fait de l’absence de
déclenchement lors de la chute ou du mouvement forcé (82% des cas), soit du fait
d’un réglage « trop dur » des fixations (87% des cas). En réalité, les chutes
responsables de ce type de lésions sont stéréotypées ; l’apprentissage de la chute
semble donc importante afin de suppléer à l’inefficacité relative des fixations
(cf. article « prévention des lésions à ski »). C’est un événement grave dans
la vie d’un sportif, qui conduit bien souvent à la chirurgie, avec des délais
de reprise élevés. • Le ligament latéral interne est le ligament le
plus fréquemment touché, de façon isolée ou associée à une lésion d’autres structures.
Son atteinte est douloureuse, souvent beaucoup plus qu’une atteinte du ligament
croisé antérieur, mais la cicatrisation naturelle est la règle. Les lésions graves
mettant en jeu le pronostic vital sont liées soit à des accidents hors piste(
avalanche, crevasse ou saut de barres rocheuses), soit à des collisions. Ces lésions
représentent 16% des cas observés, ce qui est énorme. Pourtant, les collisions
ne sont pas plus fréquentes actuellement que dans les années 70-80 ; elles sont
impliquées dans 17% des accidents répertoriés par l’hôpital sud de Grenoble.
Certaines disciplines sont plus risquées que d’autres, notamment le ski artistique,
tandis que le surf des neiges est le moins souvent impliqué (6,5% des lésions
contre 42% en ski artistique ou 29% en ski de fond). Toutefois, les collisions
sont la cause de 19% des accidents chez l’enfant de moins de 10 ans, dont 15%
sont des traumatismes crâniens. Nous conseillons donc le port du casque chez l’enfant
, et la plus grande prudence en cas d’engorgement des pistes, d’une mauvaise qualité
d’enneigement ou de visibilité. L’entorse du pouce représente 6 à 10% du total
des lésions selon les séries. Elles surviennent lors d’une chute quand le skieur
tente de se rattraper en mettant la main au sol, bâton de ski maintenu dans la
paume. Le traumatisme est alors direct sur le pouce, et le déplacement du skieur
entraîne une lésion du ligament interne du pouce, qui reste « planté » dans la
neige. Nous pensons donc que si le port de la dragonne aggrave les lésions (car
elle augmente l’épaisseur relative du manche), elle n’est pas directement responsable
des lésions. Selon une étude anglo-saxonne, ce type de lésions du skieur entraîne
une sanction chirurgicale dans 78% des cas. La prévention est pourtant
simple : il faut apprendre à lâcher le bâton de ski lors de la chute, afin
de prendre appui sur la neige avec une main libre aux doigts solidaires. Parmi
les autres lésions, nous citons les traumatismes d’épaule qui concernent 4 à 11%
du total lésionnel. Les ruptures de la coiffe des rotateurs et les luxations sont
les accidents les plus fréquents. L’accident survient soit par chute directement
sur l’épaule, bras allongé sur le sol, soit lors d’un planter de bâton raté, qui
pousse violemment le bras en haut et en arrière (accident fréquent dans les «
champs de bosses »). Les fractures de jambes et de chevilles sont en revanche
devenues extrêmement rares, du fait de la protection des chaussures de ski rigides
et montantes, et du déclenchement des fixations de ski. Elles reviennent cependant
d’actualité avec l’usage des mini-skis (« big-foot ») qui, eux, ne déchaussent
pas. 3. Conclusion La traumatologie du ski a évolué avec
le matériel et la préparation des pistes. Toutefois, même si les traumatismes
sont moins fréquents qu’avant, ils sont volontiers plus graves, et ont dés lors
un retentissement économique important. Le contrôle du matériel par des spécialistes
d’une part (et l’auto-contrôle par les skieurs), la régulation des flux et la
limitation de la vitesse en zone à risque d’autres part, contribueraient sans
doute à faire baisser l’incidence des traumatismes qui reste élevée. 1/ Contraction
du muscle statique (sans mouvement, afin de maintenir une position) 2/ Contraction
du muscle freinatrice du mouvement (rôle d’amortisseur) 3/ Certains auteurs anglo-saxons
déconseillent au contraire le port du casque, considérant que son poids élevé
aurait tendance à favoriser les traumatismes du cou. Répartition des lésions chez
l'adulte en ski alpin Répartition des lésions chez l'enfant en ski alpin
Les muscles utilisés en ski alpin
Par le Dr PROTHOY Ivan Les muscles les plus utilisés sont les muscles
des membres inférieurs et du tronc. • En ce qui concerne les membres inférieurs,
un effort important est demandé aux muscles de la cuisse : quadriceps qui joue
le rôle d’un gros amortisseur et permet de maintenir une position stable, et ischio-jambiers
qui sont les rennes de l’articulation du genou quand celui-ci est fléchi, permettant
d’orienter le ski dans la direction voulue (la cheville étant relativement bloquée
en flexion-extension, et complètement bloquée dans les mouvements latéraux). L’appui
monopodal utilisé dans les virages nécessite de gros effort de stabilisation de
la part des muscles adducteurs et abducteurs de la hanche, qui se répercutent
sur les muscles synergiques au niveau de la cheville. Les muscles fessiers assurent
la transmission des efforts des membres inférieurs au tronc, et sont donc très
sollicités. • Les muscles paravertébraux, que l’on retrouve du sacrum à la
nuque, sont aussi très sollicités du fait de la flexion antérieure quasi-permanente
du tronc. Les abdominaux et les muscles obliques de l’abdomen procurent le gainage
indispensable à l’enchaînement des virages, et sont à ce titre fort sollicités.
Préparation physique en ski alpin
Par le Dr PROTHOY Ivan Le ski alpin est par définition une
activité de plein air, qui se pratique en ambiance froide et le plus souvent sèche
(l’hygrométrie baisse avec l’altitude), et dans un milieu où la distinction du
relief est souvent mal aisée (réverbération entraînant une luminosité insupportable
sans protection, couleur du ciel se confondant parfois avec celle de la neige,
vent fort transportant des particules diverses,…). De plus, les vacances d’hiver
permettent à des sujets sédentaires de pratiquer un sport exigeant sur le plan
physique de façon intensive. 1. Qualités requises L’équilibre
est peut être l’élément essentiel dans ce sport. L’acquisition de schémas corporels
efficaces et le travail des réflexes face à une situation de déséquilibre sont
indispensables à la pratique du ski. Ce travail nécessite une vigilance importante
afin de percevoir, d’enregistrer et de traiter au mieux les informations provenant
des différentes voies de perception sensorielles. L’agilité et la synchronisation
des mouvements sont dépendantes de l’apprentissage qui a lieu au niveau cérébral.
Un système cardio-vasculaire adapté aux efforts d’importance variable, mais capable
de récupérer rapidement après un effort intense, est indispensable. Il faut noter
que ces efforts ont lieu dans une ambiance appauvrie en oxygène (environ 25% de
moins à 3500m), ce qui augmente considérablement l’aspect éprouvant des efforts.
De plus, les efforts en situation hypoxique (déficit en oxygène) sont responsables
d’une élévation importante de la tension artérielle. Un bilan cardiologique est
donc à prévoir avant de partir à la montagne chez les personnes à risque. L’hypoxie
retrouvée en altitude dés 1500m nous fait par ailleurs déconseiller les séjours
au-delà de cette altitude chez la femme enceinte de plus de 3 mois. Le froid pose
aussi un problème. Il nécessite une capacité importante d’adaptation, particulièrement
les jours de vent (les pertes thermiques augmentent alors considérablement par
convection). Sur le plan musculaire, la proportion de fibres à contraction lente
et rapide doit être assez équilibrée (50-50), sauf chez le compétiteur qui développe
de façon plus importante les fibres rapides (efforts intenses sur 60 à 90 secondes).
2. Préparation physique Sur le plan cardio-vasculaire, un
entraînement de fond est bénéfique, pendant lequel on insistera sur les efforts
d’intensité variable mais continue, avec récupération active. Un rythme de 2 à
3 séances/semaine est idéal, et sera bénéfique à condition de démarrer le programme
d’entraînement quelques mois avant le départ en station. Sur le plan musculaire,
ce sont bien entendu les muscles des membres inférieurs et du tronc qui sont les
plus sollicités. Les membres supérieurs sont surtout utilisés pour le maintien
de l’équilibre. Le type d’effort demandé est en revanche assez spécifique, puisque
les muscles travaillent beaucoup en contraction statique ou dynamique excentrique
. Ce dernier travail est un grand pourvoyeur de contractures et courbatures
musculaires, et demande un entraînement spécifique : • Pour le travail statique,
il s’agit de maintenir une position donnée, jambes fléchies, pendant 30 à 120
secondes. Par exemple, on peut s’asseoir dos contre un mur, sans tabouret, et
maintenir la position. • Pour le travail excentrique, il faut insister sur
le travail de freination des mouvements. Par exemple, course à pieds en descente,
mouvements freinés en musculation avec machine. Les plus motivés pourront entamer
un entraînement de type pliométrique , mais qui doit être conduit de façon très
progressive, en raison du risque important d’accidents tendino-musculaires. Il
est important de développer l’ensemble des muscles de la cuisse, et non seulement
le quadriceps. En effet, il semble que les personnes ayant un déséquilibre musculaire
quadriceps/ischio-jambiers en faveur du premier, soient plus fréquemment victimes
de rupture du ligament croisé antérieur (entorse grave du genou), peut être à
cause d’un effet de translation antérieure du tibia sous l’action du quadriceps
quand le genou est en extension. Il est bon de rappeler que les exercices de musculation
de type « squat » font travailler ces deux groupes musculaires ensemble de 0 à
60° de flexion du genou. Au-delà, le quadriceps travaille seul (toujours assisté
des muscles fessiers). Par ailleurs, les étirements musculaires restent indissociables
de la préparation physique. Ils sont le garant d’une bonne souplesse et coordination
dans l’exécution des mouvements, et limitent la survenue des accidents musculaires
tout en améliorant la récupération. Enfin, les personnes fragiles sur le plan
articulaire au niveau de la cheville ou du genou peuvent bénéficier utilement
de quelques séances de kinésithérapie tournées vers les exercices d’équilibre
( montée monopodale sur plateau instable avec et sans) Ski
alpin : matériel et prévention des lésions Par le Dr PROTHOY Ivan
1. La chaussure Elle doit être adaptée au pied, rigide,
non blessante, et doit laisser un certain degré de mobilité des orteils afin de
prévenir les gelures. L’emploi de semelles orthopédiques, ou simplement thermo-moulées,
est parfaitement possible et améliore le confort de chaussage. Sa semelle ne doit
pas être trop usée (bien vérifier les extrémités), et propre (éviter l’accumulation
de neige sous la chaussure). Ces 2 éléments sont en effet source de dysfonctionnement
des fixations. 2. Les fixations C’est sans doute l’élément le
plus important pour la sécurité à ski. Leur évolution a permis de noter une baisse
de plus de 60% de la fréquence des traumatismes sur 30 ans. Cependant, elles ont
toujours été étudiées dans le but de diminuer l’incidence des fractures de jambes.
Cette direction de travail est une réussite, et c’est seulement depuis peu que
les constructeurs s’intéressent à la protection du genou. L’apparition de fixations
à déclenchement non plus bi- mais multi-directionnel est prometteur mais toujours
très insuffisant. Il faut bien remarquer que, dans certaines positions (par exemple,
genou très fléchi avec le poids du skieur sur l’arrière), les forces suffisantes
à une rupture du ligament croisé antérieur sont très inférieures aux forces qui
transitent par la fixation de ski dans des conditions normales d’utilisation.
A partir là, on voit mal comment des fixations de sécurité pourraient garantir
une protection certaine du genou Dans ce domaine circule 2 courants
de pensée, qui ne s’excluent aucunement : * L’école américaine considère
que certains mouvements sont dangereux pour le genou ; ils doivent être connus
de tous afin de les éviter, dans la mesure du possible. Des formations sont organisées
dans les stations avec de réels résultats. On peut considérer qu’il existe 3 situations
particulièrement à risque de rupture du ligament croisé antérieur : * Valgus-rotation
externe (cf schéma « valgus RE »): le skieur fait une faute de carre intérieure,
ce qui amène la jambe impliquée vers l’extérieur et entraine une chute du skieur
en avant. Le ligament latéral interne du genou est le premier touché, mais dans
20% des cas s’y associe une rupture du ligament croisé intérieur. * Translation
antérieure liée à la chaussure (cf schémas « translation chaussure 1 et 2 ») :
sur une réception de saut, corps déséquilibré sur l’arrière, le contrefort postérieur
de la chaussure pousse le tibia en avant, et rompt ainsi de façon quasi chirurgicale
le ligament croisé antérieur (dont le rôle est justement de limiter ce déplacement
sur l’avant). * Le pied fantôme (cf schéma « pieds fantome »): sur une chute
en arrière, le skieur pose les fesses au sol tout en continuant de glisser. La
carre intérieure du ski prend alors appui sur la neige et force le genou en rotation
vers l’intérieur. Le ligament croisé antérieur (LCA) est la première structure
lésée. Dans les deux derniers mécanismes, la rigidité du contrefort postérieur
de la chaussure est directement impliqué (rigidité qui a considérablement augmentée
ces dernières années pour les besoins du ski moderne).
Valgus rotation externe |
Translation antérieure |
Translation antérieure |
Pied famtôme |
* L’école européenne base sa prévention sur un réglage
adapté des fixations. Celle-ci est basée sur des normes ISO (International
Standard Organisation) tenant compte du poids, de l’âge et du sexe du
skieur, de son niveau de technicité. Les études épidémiologiques montrent
que dans 82% des cas, le skieur souffrant d’une lésion du LCA n’a pas
déchaussé. Ces mêmes personnes règlent elles-mêmes leurs fixations (ou
ne les règlent pas du tout) dans 87% des cas. Les recommandations sont
donc de confier ses skis à un professionnel pour le réglage et d’effectuer
soit même des tests simples quotidiens avant le départ sur les pistes.
Deux tests sont
proposés : 1° mettre la spatule du ski chaussé dans la neige, et exercer
un effort en rotation du genou : le ski doit déchausser au niveau des orteils
(cf schéma « test fix AV »). 2° se pencher en avant jambe tendue et ski chaussé,
la spatule étant bloquée contre un mur : le ski doit déchausser au niveau du talon
(cf schéma « test fix AR »).
Test de fixation avant |
Test de fixation arrière |
Par ailleurs,
les lésions du LCA chez la femme jeune sont 4 fois plus fréquente que chez l’homme.
Nous conseillons donc le réglage des fixations pour cette population avec 2 points
de moins aux normes ISO. 3. Les skis Ils doivent être courts
pour les débutants, et adaptés à l’usage que l’on veut en faire(bosses, hors piste,…),
de même qu’au niveau technique du skieur. L’usage de skis paraboliques ne semble
pas plus dangereux que les skis classiques, mais ces données restent à confirmer.
En revanche, l’étroitesse au patin de ces nouveaux skis entraîne la généralisation
des plaques de surélévation de la chaussure sur le ski, qui augmentent le bras
de levier et le couple de torsion lors des chutes, d’où des risques accrus pour
les genoux. 4. Les bâtons Ils ne doivent pas être trop longs
afin d’éviter d’avoir le bras propulsé violemment en arrière à la descente (source
de luxation d’épaule). La poignée doit être relativement fine, et le port des
dragonnes est déconseillé, afin de pouvoir lâcher le bâton lors des chutes.
5. Les gants Les moufles protègent d’avantage les doigts des traumatismes
et sont plus chaudes. 6. Les vêtements Le principe le plus
efficace semble être celui des 3 couches : a) Une couche hydrofuge à même
le corps, permettant l’évacuation de la transpiration et séchant rapidement (éviter
le coton). b) Une couche intermédiaire riche en bulles d’air (excellent isolant),
au mieux une laine polaire. c) Une couche superficielle imperméable et coupe-vent,
mais laissant s ‘échapper la transpiration. Tout pli ou contact écrasant ses surfaces
limite l’efficacité du système (port de sac à dos, par exemple).
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