Historique de la Polyclinique des Alpes
du Sud.
Au début des années 1930, si l’hôpital de Gap avait embauché
Antonin CORONAT comme chirurgien, la Clinique des Alpes n’aurait
peut-être pas vu le jour si vite. Mais le maire de l’époque,
Auguste MURET choisit le docteur BRUYERE pour l’hôpital et Louis
CORONAT décida alors de construire son propre établissement.
Ainsi vit le jour la Clinique des Alpes à l’automne 1932. Un
outil doté d’un équipement de dernière génération, d’une installation
des plus modernes pour la ville de Gap et le département des
Hautes-Alpes. Antonin CORONAT (qui se distinguera par la suite
par son soutien à la résistance) s’y installe et exerce dans
les meilleures conditions la chirurgie. Il travaille avec des
religieuses infirmières dans un cadre très familial. Les sœurs
s’occupent de la Clinique comme d’une grande maison, gérant
les soins mais aussi l’intendance ou l’administratif.
Il faudra attendre les années 1960 pour voir arriver un personnel
diplômé non religieux. A cette époque la Clinique possède son
propre potager pour la cuisine, son tilleul pour la tisane,
ses arbres fruitiers pour les desserts. Le linge est bouilli
sur place. Chaque chambre a son crucifix et ses médailles, la
chapelle permet les baptêmes sur place des la naissance. Avec
le départ progressif des sœurs, les signes religieux sont supprimés
des chambres. L’ambiance reste chaleureuse de part la présence
du docteur CORONAT, rejoint à la fin des années 1960 par son
fils Louis, qui a fait de brillante études de chirurgie à Lyon.
Le bâtiment est agrandi afin d’augmenter sa capacité, des nouvelles
salles complètent le bloc opératoire. La Clinique des Alpes
est un établissement MCO, on y pratique la chirurgie (générale
et oto-rhino-laryngologique), la médecine (cardiologie, pneumologie
et gastro-entérologie), et l’obstétrique avec un service spécifique
de maternité. Les bébés apportent de la vie et des cris jusqu’en
1995, date de sa fermeture.
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1932
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1981
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2000
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Progressivement la Clinique des Alpes s’adapte aux changements
et aux normes. C’est ainsi qu’elle embauche du personnel. Au
tout début des années 90, l’équipe est renforcée par l’arrivée
d’un ophtalmologiste, d’un orthopédiste et d’un troisième anesthésiste.
Parallèlement le bâtiment est agrandi permettant de rénover
une partie des chambres d’hospitalisation. Le mouvement va s’accélérer
autour de l’an 2000 avec l’arrivée d’une équipe d’urologie,
de deux autres ophtalmologistes et deux orthopédistes. Le docteur
Louis CORONAT n’ayant pas de successeur, va vendre l’établissement
aux praticiens qui y exercent et c’est ainsi que naîtra en Janvier
2000 la POLYCLINIQUE DES ALPES DU SUD (PAS). Auparavant, il
aura lancé la rénovation du bloc opératoire pour en faire un
outil qui permette de réaliser des actes chirurgicaux plus spécialisés
en toute sécurité.
La nouvelle équipe qui prend en main la gestion de l’établissement
début 2000 comporte un directeur qui officie sous la responsabilité
du PDG le docteur Jean-Loup CARTIER. De nombreux chantiers attendent
cette équipe : la négociation des 35 heures qui est menée avec
sucées, puis celle de la nouvelle convention collective. Parallèlement
il faut moderniser les équipements, acquérir du matériel adapté
aux exigences de sécurité et faire face à la crise du secteur
des cliniques privées qui aboutira à la fermeture de nombreux
établissements sur tout le territoire. A cette époque, la Polyclinique
bénéficiera du soutien de l’ensemble des décideurs locaux ce
qui lui permettra de passer sans encombre ces épreuves. Mais
le bâtiment vieillit. Les chambres ne sont plus aux normes,
trop petites, sans douche individuelles. Le circuit de chauffage,
le circuit d’eau, l’isolation, l’installation électrique deviennent
obsolètes. I faudrait entièrement rénover le bâtiment, ce qui
n’est pas anodin. Comme il est impossible de fermer complètement
les différents services pendant plusieurs mois, se dessine un
projet d’association avec des lits de Rhône-Azur. La solution
devient alors évidente de construire une structure de soins
neuve à la périphérie de Gap. En 2003, la venue de M. MATTEI,
alors ministre de la santé apportera un soutien de taille au
projet. S’il n’est pas possible de conserver le bâtiment construit
en 1932, l’âme de la Clinique des Alpes et l’esprit familial
qui en a fait sa réputation suivront dans le déménagement.
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